Symposium à Wageningen (Pays-Bas) : la fibre au coeur du problème pour les vaches laitières

Le 08/06/2010 à 14:33 par La Rédaction

Quel rôle jouent les parois de cellules des plantes dans l’alimentation des vaches laitières ? Plus de 200 nutritionnistes de 22 pays ont écouté plusieurs experts leur rappeler que la fibre représente jusqu’à 50 % de la matière sèche ingérée par l’animal. Mais que sa digestibilité est variable, que les effets de la dégradabilité de la NDF – neutral detergent fiber – dépendent de la production de lait et que cette dégradabilité peut être améliorée par des levures vivantes.

Le symposium était organisé, fin mars à Wageningen, aux Pays-Bas, par le Centre for animal nutrition, réunion des universités néerlandaises de Wageningen et d’Utrecht et de leurs unités de recherche, et par Lallemand Animal Nutrition.

John Cone, chercheur au "Animal nutrition group" de l'université de Wageningen (Pays-Bas), continue de s'intéresser aux propriétés des plantes et à leur dégradation dans le rumen. La NDF représente entre 35% et 45% de la matière sèche d'un ensilage de maïs, et entre 40% et 60% de celle d'un ensilage d'herbe.

Génotypes

J. Cone, Université de Wageningen

Le type de fourrage et sa maturité ne sont pas sans effet sur les caractéristiques de la paroi de cellule des plantes. Cette affirmation mérite d’être soulignée et expliquée. Car la paroi cellulaire des plantes, constituant essentiel des fourrages donnés aux animaux, formée de cellulose, hémicellulose, lignine et protéine, représente parfois plus de la moitié du poids total de la matière sèche des plantes. « Dans le maïs, a expliqué un chercheur en nutrition animale de l’université de Wageningen, John Cone, la plupart de la matière sèche, et surtout l’amidon, se trouvent dans l’épi. » Autres données : la cellulose est un polymère linéaire de glucose, tandis que l’hémicellulose est un polymère branché de glucose, arabinose, xylose, mannose, galactose, rhamnose, entre autres sucres. Quant à la lignine, il s’agit d’un polymère d’acides phénoliques. « Les propriétés des parois de cellule des plantes, en terme de dégradation dans le rumen des animaux, a rappelé John Cone, dépendent de facteurs aussi différents que le génotype de la plante, les conditions de sa croissance – climat, eau, fertilisants –, sa maturité, sa composition chimique, ses caractéristiques physiques et la distribution des tissus dans la plante. » Sur la dégradabilité de la paroi de la cellule de la plante, de nombreuses études montrent qu’elle change en fonction des génotypes : dans le cas du maïs, elle peut varier de 35 % à 65 %. D’autres études, toujours à propos de la dégradabilité, ont mis en évidence le rôle de premier plan joué par la lignine, voire celui des polymères d’hydrate de carbone.

... Retrouvez l'intégralité de l'article dans La Revue de l'Alimentation Animale - Mai 2010 - N° 636

Quel rôle jouent les parois de cellules des plantes dans l’alimentation des vaches laitières ? Plus de
200 nutritionnistes de 22 pays ont écouté plusieurs experts leur rappeler que la fibre représente jusqu’à
50 % de la matière sèche ingérée par l’animal. Mais que sa digestibilité est variable, que les effets de la
dégradabilité de la NDF – neutral detergent fiber – dépendent de la production de lait et que cette
dégradabilité peut être améliorée par des levures vivantes.Quel rôle jouent les parois de cellules des plantes dans l’alimentation des vaches laitières ? Plus de 200 nutritionnistes de 22 pays ont écouté plusieurs experts leur rappeler que la fibre représente jusqu’à 50 % de la matière sèche ingérée par l’animal. Mais que sa digestibilité est variable, que les effets de la dégradabilité de la NDF – neutral detergent fiber – dépendent de la production de lait et que cette dégradabilité peut être améliorée par des levures vivantes.