Novus fêtait ses vingt ans d’existence en octobre dernier en Espagne, où le fabricant d’additifs inaugurait par la même occasion son premier centre de recherche européen, dans les environs de Barcelone.
Cela fait 20 ans cette année que Novus International se développe sur le marché des additifs, en gardant l’innovation comme leitmotiv dans la « recherche de solutions pour la santé et la nutrition du bétail, des animaux de compagnie et des personnes. » Née en 1991 après la cession de la branche nutrition animale (alors spécialisée volaille) de Monsanto aux actionnaires Mitsui & Co. Ltd. et Nippon Soda Co. Ltd, la société américaine a rapidement étoffé ses réseaux de distribution en ouvrant des bureaux régionaux en Amérique du Sud et en Europe, puis en Asie où la société a aussi créé deux centres de recherche (en Chine et au Vietnam). Novus est aujourd’hui présent dans une centaine de pays et annonce un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars ; la société compte plus de 850 employés et plus de 3 000 clients à travers le monde, et revendique la commercialisation d’une centaine de produits différents.

Après les rachats en 2004 de Santoquin, Roetel (Allemagne), spécialiste des acides organiques tels que Acidomix®, et plus récemment, en 2010, l’acquisition d’Albion Laboratories (USA) et IQF - Investigaciones Quimicas y Farmacéuticas SA (Espagne) - respectivement spécialistes des oligo-éléments chélatés (MAAC®) et des pigments, acides organiques et huiles essentielles), Novus affiche aujourd’hui clairement une stratégie orientée vers la recherche de solutions à base de produits naturels pour toutes espèces, un des axes majeurs du centre de recherche européen tout juste créé près de Barcelone.
Remplacer les ingrédients de synthèse
Le laboratoire que vient d’inaugurer Novus se présente comme un centre de recherche analytique et d’étude, organisé en quatre départements : technologies du feed et du food, microbiologie et simulations de nouveaux process. Inscrivant dans ses priorités « la performance, la durabilité, la sécurité alimentaire et le bien-être animal », Novus a constitué sur place une jeune équipe de chercheurs « avec une approchante innovante », souligne Gary Reznik, directeur de la R&D pour Novus Europe. Ce dernier explique que la création de ce laboratoire permet de prolonger les activités des deux centres de recherche américains (situés dans le Missouri) tout en donnant l’occasion de « combiner le marché existant avec un soutien renforcé aux clients, en apportant notamment davantage de services d’analyses et de diagnostics fondamentaux. Nous travaillons déjà en étroite collaboration avec les universités et même les ONG, et sommes donc en mesure de constituer un réseau important de collaboration avec les institutions européennes, africaines et asiatiques. À plus long terme, nous visons à introduire sur le marché de la nutrition animale des nouveaux types d’ingrédients naturels et ce dans l’optique de remplacer les ingrédients de synthèse. Novus est également en train de développer une réflexion sur la valorisation possible des coproduits issus des filières agroalimentaires afin de limiter le phénomène du gaspillage. »
Ambition européenne et mondiale
« L’ambition de ce centre vise le monde entier », a souligné Thad Simons, P-DG de Novus International. Il va apporter les meilleures solutions pour l’agriculture et la nutrition. » Novus soutient activement les projets novateurs, complète Marc Decoux, responsable marketing et coordinateur technique pour Novus Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique). « Les axes d’étude s’orientent principalement autour de la recherche moléculaire en lien direct avec les problématiques européennes découlant de la législation (sur les normes bien-être, l’antibiorésistance, la protection de l’environnement, la génomique…). »
Le choix de la Catalogne pour l’implantation de ce premier centre de recherche européen ne doit rien au hasard : Novus avait déjà noué des liens forts avec l’Espagne grâce notamment à l’acquisition, en 2010, d’IQF, avec qui Novus avait passé une alliance dès 2003. La société américaine a par ailleurs su profiter de l’ambition de Reus, ville natale de l’architecte Gaudi située à une heure de Barcelone, de créer un vaste technopôle orienté vers la recherche scientifique et technique dans les domaines de l’alimentation et de la santé. Mis en place depuis deux ans, le Tecnoparc de Reus mène ainsi une politique attractive pour les investisseurs étrangers tout en impliquant les universités et établissements de recherches locaux par différents partenariats. Cet esprit pionnier a su séduire Novus, l’une des premières entreprises étrangères installées sur le Technoparc de Reus.
Sarah Le Blé
... Retrouvez l'intégralité de l'article dans la RAA 652 - décembre 2011