Mycotoxines : le rapport Biomin révèle la réalité du risque

Le 26/07/2013 à 11:44 par La Rédaction

Comme chaque année depuis 2005, Biomin édite un rapport sur l’état de la contamination en mycotoxines des matières premières et aliments dans le monde. Par origine géographique ou matrice, ce document éclaire les industriels sur la qualité de leurs importations et mais aussi sur l’état sanitaire de leurs cultures locales. L’Europe n’est pas exempte de contamination… « La France non plus », commente Christian Tenier, le dirigeant de Biomin France.

MYCO_maisLe rapport établi par Biomin sur l’état de la contamination en mycotoxines des cultures et produits transformés dans le monde est réalisé à partir de 14 468 analyses effectuées sur plus de 4 000 échantillons de 13 matières premières différentes. « Les analyses sont réalisées pour leur majorité dans les laboratoires Romer, société sœur de Biomin, rappelle Christian Tenier, le dirigeant de Biomin France. Elles peuvent aussi provenir de laboratoires extérieurs comme de laboratoires publics, c’est le cas pour la France. Dans tous les cas, la méthodologie est fiable, ce qui rend le résultat de cette enquête particulièrement crédible. »

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82 % des échantillons contaminés

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Le rapport de Biomin montre que « les mycotoxines sont omniprésentes puisque 82 % des échantillons analysés sont contaminés par au moins une mycotoxine. Et 50 % par plus d’une mycotoxine. » Ce qui pose le problème des effets synergiques liés à la contamination simultanée par plusieurs mycotoxines (multicontaminations).

Globalement l’étude relève une augmentation des contaminations aux fusariotoxines : Zéaralénone, DON et fumonisines, et une baisse relative de l’aflatoxine. « En France, les mycotoxines majoritairement présentes sont le DON et la zéaralénone. Il ne faut pas croire que nos matières premières locales sont exemptes de contaminations », indique Christian Tenier.

Le rapport donne les tableaux des moyennes relevées pour chaque matière première testée. Christian Tenier souligne les différences de niveau de contamination entre la matière première et ses coproduits : « Les pourcentages et les niveaux de contamination peuvent varier du simple au double entre le blé et le son de blé, entre le maïs et le corn gluten meal ou les drêches. » Le rapport comporte des analyses sur des matières premières aussi variées que le soja, le corn gluten meal, le riz, l’ensilage de maïs, la paille et les aliments composés… « De nombreux industriels, au-delà de la nutrition animale, nous sollicitent pour obtenir les résultats de notre enquête. Les industries agroalimentaires commencent aussi à prendre conscience du risque de transfert à l’alimentation humaine. Ce rapport fournit une bonne photographie de la réalité du risque mycotoxines et permet de combattre bien des idées reçues. Tout ce qui est importé n’est pas contaminé, mais certaines origines et certaines matières premières sont plus risquées que d’autres. »

Françoise Foucher

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la RAA 668 - juillet-août 2013