Louis Dreyfus Company : du soja zéro déforestation

Le 03/09/2018 à 14:19 par La Rédaction

Acteur majeur du secteur agricole au niveau mondial en tant que négociant et transformateur de matières premières, Louis Dreyfus Company (LDC), a dévoilé, mardi 3 juillet, sa nouvelle politique d’approvisionnement en soja.

Déchargement au port de Santos, Brésil. En 2017, LDC a transporté et traité environ 81 millions de tonnes d'agrofournitures, en hausse de +5 % par rapport à 2016. © LDC

La production mondiale de soja, qui devrait continuer à croître de manière significative, stimulée par le secteur des biocarburants, « a un coût », affirme Louis Dreyfus Company (LDC), le géant du négoce qui source, traite et transporte environ 81 millions de tonnes de matières premières à travers le monde chaque année. « Un coût pour l’environnement et pour les communautés locales. » C’est pourquoi le groupe a décidé de mettre en place une politique de développement durable du soja, dévoilée début juillet. « Au-delà de nos valeurs, notre expertise, notre culture entrepreneuriale, notre gestion des risques et notre présence mondiale, nous souhaitons que nos interlocuteurs voient en LDC un partenaire de confiance, responsable et respectueux des valeurs. Pour ce faire, il est impératif de travailler avec toutes les parties concernées pour réduire l’impact environnemental de nos chaînes d’approvisionnement, respecter les droits de l’homme, protéger les communautés et éliminer la discrimination.», explique la politique de LDC. Gonzalo Ramírez Martiarena, directeur général de LDC estime qu’« en tant que leader dans le secteur agroalimentaire, nous avons un rôle clé à jouer pour relever le défi mondial de l'approvisionnement alimentaire, tout en investissant dans les économies et les communautés locales et en protégeant la biodiversité, partout où nous opérons, pour le bien des générations futures».
La collaboration, clé d’un avenir plus durable
Le groupe s’engage ainsi à éviter toute opération ou financement de la déforestation tout au long de la chaîne d’approvisionnement et à préserver la valeur écologique « inestimable » des biomes, afin de décourager et d’éliminer la conversion de la végétation indigène, à défendre les droits des communautés locales et/ou des populations autochtones, à se conformer aux huit conventions fondamentales du Bureau international du travail, à respecter les zones protégées au niveau national et international, à ne pas mettre en danger les espèces menacées en se référant spécifiquement aux systèmes nationaux ou internationaux de classification des espèces et à se conformer aux normes rigoureuses de lutte contre la corruption. LDC s’engage par ailleurs à évaluer les conséquences potentielles de tout nouveau développement logistique ou nouvelle infrastructure et à travailler à des améliorations permanentes dans la mesure et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du suivi de l’empreinte industrielle du groupe.
« Ces principes s’appliquent à toutes les transactions et relations commerciales, que le produit soit destiné à notre
usage ou à un tiers. Nous attendons de nos partenaires de joint-venture ou de ceux intervenant aux différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement une étroite collaboration et une totale transparence dans l’application et la mise en oeuvre des principes établis dans cette politique, ainsi que le code de conduite de LDC », souligne
le groupe. Gonzalo Ramírez Martiarena ajoute : « tous les acteurs de la chaine d’approvisionnement alimentaire et même au-delà de celle-ci, doivent collaborer sur ces sujets pour assurer un avenir durable. Nous sommes tous confrontés aux mêmes défis et ne pouvons les aborder qu’en travaillant tous ensemble. »
Ermeline Mouraud