Cabinet Dugué Courtier : un métier de conciliation et de passion

Le 22/08/2013 à 9:00 par La Rédaction

Le cabinet Dugué, à Saint-Malo, est spécialisé depuis plus de 40 ans dans le courtage en matières premières agricoles. L’équipe a entrouvert les portes de ses bureaux pour nous montrer de plus près le quotidien du courtier, un métier qui a beaucoup évolué depuis quelques décennies.

Un téléphone collé à chaque oreille, Marc Tudoret s’empresse de répondre à ses interlocuteurs, acheteurs et vendeurs positionnés aux quatre coins de l’Europe. La fin de campagne approchant, il règne une certaine effervescence dans le bureau du cabinet Dugué, spécialisé dans le courtage de matières premières agricoles. Derrière leurs écrans, les quatre courtiers du cabinet enregistrent les derniers contrats de la journée. « Notre cœur de métier, c’est de parvenir à marier acheteurs et vendeurs, autour d’un prix qui va permettre l’échange » glisse Marc entre deux appels.

" Les acteurs de la nutrition animale sont des clients exigeants", déclarent Marc Tudoret.
" Les acteurs de la nutrition animale sont des clients exigeants", déclarent Marc Tudoret.

Diplômé d’une maîtrise en science de gestion, Marc Tudoret fait ses premières armes au Pays-Bas, au sein d’un cabinet de courtage qui lui confie la mission de développer son marché export de protéagineux. « Suite à cette première expérience et de retour en France, M. Dugué m’a offert la possibilité de rejoindre son équipe. » Quelques années plus tard et avec ses deux associés, il prend la tête du cabinet de courtage. Comptant plus de 40 ans d’existence, le cabinet Dugué est historiquement spécialisé dans le courtage de marchandises agricoles pour le Grand Ouest, secteur qui concentre une part importante de l’activité agroalimentaire nationale. L’activité s’est également développée à l’échelle de l’Europe. « Au fil des ans, nous avons multiplié nos échanges avec des partenaires belges, néerlandais ou encore danois », explique le courtier.

Grande technicité

« Bien sûr, notre profession a évolué. À mes débuts, les courtiers ne disposaient pas forcément de la technicité exigée aujourd’hui. L’activité ne se résout plus à la simple mise en relation des parties. En amont du contrat, nous sommes amenés à conseiller certains clients dans la définition de leurs besoins. » L’équipe de courtier apporte ainsi expertises et conseils nécessaires à l’établissement d’un cahier des charges en adéquation avec les exigences de leurs clients. « La qualité des marchandises est au cœur des préoccupations des industriels. Les acteurs de la nutrition animale sont des clients exigeants » confirme le courtier. Le cabinet assure également le suivi du contrat jusqu'à son exécution (chargement, stockage et livraison). Un accompagnement global, qui permet de sécuriser les échanges et de garantir la bonne exécution des clauses du contrat.

Autre évolution : le développement des marchés à terme par lesquels les deux parties au contrat conviennent aujourd’hui du prix, de la quantité et de la qualité des marchandises qui seront livrées à une échéance ultérieure. « L’apparition de marché à terme du type Euronext, Matif ou CBOT, a accéléré le rythme des interventions. » Les services d’achat des industriels et les services de vente des grandes coopératives se sont étoffés au cours de la dernière décennie ; les grands groupes disposent en général de plusieurs traders spécialisés dans le négoce de matières premières, interlocuteurs des courtiers. « Dans ces conditions, la qualité de l’information que nous communiquons journellement à nos clients est essentielle. Nous devons faire en sorte de devenir un maillon indispensable », indique Marc Tudoret qui garde un œil attentif à chaque mouvement des marchés de matières premières agricole.

O. W.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la RAA 668 - Juillet-août 2013