Pour François-Christian Cholat, délégué du Snia (Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale) pour la région Sud-Est et président de la nouvelle union régionale alimentation animale du Sud-Est, l’Uraase, il est important que les professionnels communiquent davantage entre eux et que leurs problématiques descendent du national au terrain et vice versa.

La Revue de l’alimentation animale : Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à créer l'Union régionale alimentation animale du Sud-Est, l’Uraase ?
François-Christian Cholat : La création de l'Uraase, publiée au Journal officiel au 28 décembre 2013, repose sur un constat simple : les préoccupations des professionnels sont communes, qu'elles soient d'ordre politique ou technique. J'ai pu le constater car j'ai organisé les réunions du Snia pour la région Sud-Est (regroupant les régions Paca, Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté), avec une bonne participation et un bon relationnel avec les professionnels de cette zone. Par ailleurs, plusieurs autres associations régionales existent comme Nutrinoë en Bretagne, l'Urfacal en Auvergne et Limousin ou l'Ainaco en Pays de la Loire, et il m’a semblé intéressant d'élargir cette initiative à d'autres régions. L'Uraase se situe également dans la continuité de Qualimat Sud-Est qui, comme ses homologues de l'Ouest et du Sud-Ouest, a pour mission de surveiller la qualité des matières premières importées tout en assurant également l'organisation du flux logistique, permettant à ses adhérents de disposer localement de matières premières d'importation. En somme, la création de l'Uraase vise à répondre à des problématiques communes des professionnels afin de mieux se battre ensemble pour défendre le métier.
RAA : Quel poids économique représentent les adhérents de l'Uraase ?
F.-C. C. : L'Uraase compte à ce jour 23 adhérents des régions Paca, Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté. Ces derniers sont actifs dans toutes les espèces, selon une répartition assez fidèle aux statistiques nationales, exceptée sur le segment du mash (la région compte beaucoup de masheurs et produit 37 % du mash fabriqué en France). Les 23 adhérents des trois syndicats Snia, Coop de France Nutrition animale et l'Afca-Cial représentaient en 2014 un total de 1 673 000 tonnes d'aliment, soit 8,5 % de la production nationale. Cela peut paraître peu, mais nous nous situons sur d'importants bassins de consommation, d'où l'obligation pour nous, de construire des solutions pour être dans le tempo du marché.
Philippe Caldier